Sensation infinité

Sensation infinité

Bonheur du printemps
Infinité de couleurs
Au coeur d’une fleur

Vert perpétuel
Feuille d’arbre s’entrouvre
Herbe tendre répond

Les arbres fleurissent
Parfums doux et délicats
Apportés par le vent

Arbre parfumé
Effluence délicate
Sens exaltés

Forsythia jaune
Petites fleurs subites
Soupir du printemps

Mille pétales au vent
Zéphyr dispose les couleurs
Sur sa toile légère

Gouttes aériennes
S’y dissimule la palette
de l’arc-en-ciel

Graines en terre
Cotylédons mystérieux
Regain de vie

Pluie de poésie
Des pétales en liberté
Recouvrent ton coeur

Emmanuelle de Dardel

D’autres haïkus libres sur ce blog.

Peinture : Francis Gruber, Paysage de printemps, 1948

Haïkus participatifs sur le vent

Haïkus participatifs sur le vent

Quand le vent souffle, vous laissez libre court à votre imagination et vous avez envie de partager l’écriture sur les différents zéphyrs, vents du nord, foehn et joran ? Ecrivez vos haïkus participatifs sur le vent dans les commentaires.

Le haïku

D’origine japonaise, c’est une poésie ultra-courte de 3 lignes et 17 syllabes qui met en avant l’évanescence des choses qui nous entourent.

Pour découvrir le haïku en détail, rendez-vous sur temps libres.

Thème du vent

Comme les nuages, le vent est un des mystères de la nature, dont je ne me lasse pas. Si cela est aussi votre cas, prenez part à ces haïkus participatifs sur le vent pour décrire votre vision.

Comment participer ?

Ecrivez votre.vos haïku.s dans les commentaires ci-dessous en 3 lignes et 17 syllabes (5/7/5).

La poésie participative

Sur ce blog, vous trouverez plusieurs catégories de poésie participative : haïku, poème à plusieurs mains et 10 mots pour écrire votre poésie

Peinture : Jacob van Ruisdael (Dutch, 1628/1629 – 1682), Landscape with a Wheatfield, The J. Paul Getty Museum

Sensation

Sensation

Par les soirs bleus d’été, j’irai dans les sentiers,
Picoté par les blés, fouler l’herbe menue :
Rêveur, j’en sentirai la fraîcheur à mes pieds.
Je laisserai le vent baigner ma tête nue.

Je ne parlerai pas, je ne penserai rien :
Mais l’amour infini me montera dans l’âme,
Et j’irai loin, bien loin, comme un bohémien,
Par la Nature, – heureux comme avec une femme.

Mars 1870.

Arthur Rimbaud

Rimbaud, Poésies, Paris, Flammarion, 1989. (Cahier de Douai, p. 65)