Haïkus participatifs sur la pluie

Haïkus participatifs sur la pluie

Vous aimez écrire et vous aimez la pluie ? Alors venez rédiger vos haïkus en commentaires.

Qu’est-ce qu’un haïku ?

C’est un poème japonais ultra court, en 3 vers et 5 / 7 / 5 syllabes. Il nous permet de mettre en valeur un instant qui nous est cher.

Thème de la pluie

D’un léger goutte à goutte ou avec la violence d’une tempête, la pluie prend une infinité d’aspects. Elle est aussi employée dans nombre d’expressions imagées, de l’ennui à l’averse météorique. Une richesse à transcrire en haïkus.

Comment participer ?

Les participations sont libres, sans limite dans le temps et ouvertes à tou.tes.

Peinture

Edvard Munch, Rain, 1902 / domaine public

Les haïkus participatifs

Il y a plusieurs articles de haïkus participatifs sur différents thèmes sur ce blog.
Haikus collaboratifs sur le climat

Haikus collaboratifs sur le climat

Grève du climat et journée de la terre 2019 : écrivez vos haïkus collaboratifs et twittez-les. #haikuclimat #climatestrike

Haïkus participatifs sur le vent

Quand le vent souffle, vous laissez libre court à votre imagination et vous avez envie de partager l’écriture sur les différents zéphyrs, vents du nord, foehn et joran ? Ecrivez vos haïkus participatifs sur le vent dans les commentaires.

Sensation infinité

Sensation infinité

Bonheur du printemps
Infinité de couleurs
Au coeur d’une fleur

Vert perpétuel
Feuille d’arbre s’entrouvre
Herbe tendre répond

Les arbres fleurissent
Parfums doux et délicats
Apportés par le vent

Arbre parfumé
Effluence délicate
Sens exaltés

Forsythia jaune
Petites fleurs subites
Soupir du printemps

Mille pétales au vent
Zéphyr dispose les couleurs
Sur sa toile légère

Gouttes aériennes
S’y dissimule la palette
de l’arc-en-ciel

Graines en terre
Cotylédons mystérieux
Regain de vie

Pluie de poésie
Des pétales en liberté
Recouvrent ton coeur

Emmanuelle de Dardel

D’autres haïkus libres sur ce blog.

Peinture : Francis Gruber, Paysage de printemps, 1948

Il pleut sans arrêt

Il pleut sans arrêt

Il pleut sans arrêt, j’entends les gouttes tomber,
Une à une, sur la vitre de ma chambre.

Il pleut sans arrêt, et j’aime ce bruit doux et incessant,
Des gouttes d’eau qui tombent sur la vitre de ma chambre.

Il pleut sans arrêt, la pluie chante pour moi,
Mon coeur s’en réjouit, mon âme est charmée.

Il pleut sans arrêt, des gouttes fortes et épaisses,
Comme de grosses larmes de géant blessé.

Il pleut sans arrêt, des gouttes calmes et tranquilles,
Qui dansent, en harmonie, sur la vitre de ma chambre.

Il pleut sans arrêt, parfois cela s’arrête une seconde,
Et cela reprend de plus belle, en un carillon sonore.

Il pleut sans arrêt, un orchestre de gouttes,
Les violons en exergue, les bois en réserve.

Il pleut sans arrêt, sur un rythme toujours différent,
Une musique captivante, pour qui veut bien l’entendre.

Il pleut sans arrêt, les gouttes ruissellent encore et encore,
Elles remplissent la terre d’une symphonie de couleurs.

Il pleut sans arrêt, et cela lave mon être,
De ses déceptions et de ses regrets.

Il pleut sans arrêt, il pleut dans ma tête,
Pourquoi ô pourquoi n’ai-je pas su voir l’évidence ?



© Emmanuelle de Dardel

La pluie

La pluie

Elle qui ruisselle tout au long des murs froids,
Semble souvent suivre un chemin accidenté,
Sur les dessins amers de sensibilité,
A l’intérieur des terres dont elle est la proie.

Pourtant exubérante et pleine d’énergie,
Elle se défait alors de ses belles couleurs,
Cela parait se faire sans peurs ni aigreurs.
Alors invisibles, les empreintes sont vives,

Profondes et raides. Il faut maintenant dire
Que la douce trace s’est transformée depuis
En falaise abrupte. Providentiel appui
Pour faire aisément face aux viles infamies.

© Emmanuelle de Dardel

Image : pxhere.com

D’autres poésies personnelles.

Poétique hivernale

Poétique hivernale

Chaque jour finit dans le noir,
Il fait froid, il fait sombre,
La pluie frappe les carreaux,
La musique des gouttes toujours différente,
Enchante mon âme avide de sons harmonieux.
Parfois la neige vient caresser la maison,
Les flocons s’amoncellent et chuchotent l’hiver,
La rue entière retient son souffle lourd,
Le calme et la douceur reprennent possession du monde,
Et un silence bienfaiteur m’envahit.

© Emmanuelle de Dardel

Image : pxhere.com

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