L’alchimiste, Paulo Coelho

L’alchimiste, Paulo Coelho


Le chamelier ne répondit rien ; il comprenait ce que lui disait son interlocuteur. Il savait que n’importe quelle chose, à la surface de la terre, peut conter l’histoire de toutes les choses. En ouvrant un livre à une page quelconque, en examinant les mains d’une personne, ou le vol des oiseaux, ou encore des cartes à jouer, ou quoi que ce soit d’autre, chacun de nous peut découvrir un lien avec ce qu’il est en train de vivre. A la vérité, les choses ne révélaient rien par elles-mêmes ; c’étaient les gens qui, en observant les choses, découvraient la façon de pénétrer l’Âme du Monde.

Paulo Coehlo, L’alchimiste, Paris, J’ai lu, 2010, p. 128

La page blanche

La page blanche

A mon enseignante au collège


L’angoisse noire de la page blanche,
Le pire cauchemar de l’écrivain

Généreuse quand on est volontaire,
Elle s’efface à peine a-t-on lâché.

On a tous expérimenté un jour,
L’écriture sur le conseil d’un autre.

Il suffirait d’ailleurs, selon cet autre,
D’écrire sur la feuille devant soi.



Forcer la plume n’a que peu de sens,
Puisqu’en retour le trait s’éteint en douce.

C’est alors que la chance me sourit
Et vient à nous grâce aux yeux rieurs verts

De la plus inoubliable enseignante
A la fois si réservée et ouverte

Par son seul regard, elle a su transmettre
Des éléments qui me marquent à jamais.

© Emmanuelle de Dardel