10 mots pour écrire – mois d’avril

10 mots pour écrire – mois d’avril

Pour développer l’écriture, je propose aussi des articles de blog avec une contrainte de 10 mots pour écrire. Ce sont des exercices, certes. Pourtant le résultat produit me laisse souvent admirative !

10 mots choisis

Chaque mois, je choisis 10 mots pour écrire selon une méthode toujours différente. Ce mois, j’ai décidé de prendre tous les mots qui commencent par un o, dans ma liste d’étiquettes (les sous-catégories dans mon blog). Ces 10 mots pour écrire sont à inclure dans votre poésie.

Thème

Ces 10 mots pour écrire au mois d’avril n’ont pas de thème défini. Cela devrait rendre l’écriture encore différente.

Comment participer ?

Vous rédigez votre poésie sur un papier ou sur un logiciel de traitement de texte, en mettant une étoile * après chaque mot donné. Lorsque vous êtes satisfait de votre poème, copiez-le dans les commentaires ci-dessous. La participation à ce jeu d’écriture est ouverte à tous, en tout temps.

La forme de votre poésie est libre.

Choix des mots

Pour ces 10 mots pour écrire au mois d’avril, j’ai choisi des mots en o de ma liste d’étiquettes sur le blog. Ce sont des mots très intéressants qui forment un ensemble hétérogène. Sûrement de quoi créer au moins un magnifique poème. Ou plusieurs, comme Sylvain Pierre, le mois passé.

obscurité, octroi, odeur, oiseau, oppressé, or, orange, orchestre, oreille, oublié

Contrainte libératrice

Ces mots choisis peuvent vous aider à produire une poésie en accord avec vous-même : grâce à la contrainte de 10 mots, il semble que l’on se laisse plus facilement mener à écrire à propos de nos valeurs fondatrices !

Offrir un grand pan de soi dans l’écriture aide à se découvrir et permet à l’autre d’en faire de même. Sans oublier qu’en poésie (comme dans les arts en général), il faut souvent tout donner de soi pour créer une belle oeuvre.

Articles précédents avec 10 mots

Lisez les articles précédents de poésie avec 10 mots, qui font partie de la poésie participative sur ce blog.

Si vous préférez écrire des poèmes flash, rendez-vous sur les pages des haïkus participatifs, le dernier porte sur les nuages.

Et vous pouvez aussi vous essayer aux poèmes à plusieurs mains. Le dernier traite du Simplon.

Peinture : Edvard Munch, Starry Night, 1893, The J. Paul Getty Museum

Il pleut sans arrêt

Il pleut sans arrêt

Il pleut sans arrêt, j’entends les gouttes tomber,
Une à une, sur la vitre de ma chambre.

Il pleut sans arrêt, et j’aime ce bruit doux et incessant,
Des gouttes d’eau qui tombent sur la vitre de ma chambre.

Il pleut sans arrêt, la pluie chante pour moi,
Mon coeur s’en réjouit, mon âme est charmée.

Il pleut sans arrêt, des gouttes fortes et épaisses,
Comme de grosses larmes de géant blessé.

Il pleut sans arrêt, des gouttes calmes et tranquilles,
Qui dansent, en harmonie, sur la vitre de ma chambre.

Il pleut sans arrêt, parfois cela s’arrête une seconde,
Et cela reprend de plus belle, en un carillon sonore.

Il pleut sans arrêt, un orchestre de gouttes,
Les violons en exergue, les bois en réserve.

Il pleut sans arrêt, sur un rythme toujours différent,
Une musique captivante, pour qui veut bien l’entendre.

Il pleut sans arrêt, les gouttes ruissellent encore et encore,
Elles remplissent la terre d’une symphonie de couleurs.

Il pleut sans arrêt, et cela lave mon être,
De ses déceptions et de ses regrets.

Il pleut sans arrêt, il pleut dans ma tête,
Pourquoi ô pourquoi n’ai-je pas su voir l’évidence ?



© Emmanuelle de Dardel