Amour : 10 mots pour votre poésie

Amour : 10 mots pour votre poésie

Sur ce blog, à côté des poésies d’auteur et des poésies personnelles, nous écrivons aussi des poésies participatives, avec une contrainte de 10 mots.

10 mots donnés

Au début de chaque mois, vous trouverez un article avec un choix de 10 mots à inclure dans votre poésie, en prose ou en vers. La forme de votre poésie est libre.

Thème

Le thème des mots choisis renvoie à l’amour platonique. Libre à vous de créer une poésie sur l’amour passionné, volage ou…

Comment participer ?

Ecrivez simplement votre poésie dans un commentaire, en mettant une étoile après chaque mot donné. Il n’y a pas de limite de participation, vous pouvez rédiger votre poésie aujourd’hui ou dans 6 mois.

Choix des mots

Pour le mois de mars, je me suis inspirée des plus beaux mots de la langue française, selon des utilisateurs twitter de Post Scriptum (recueil de citations, proverbes, maximes et punchlines).

lumière, amour, harmonie, réminiscence, plénitude, ineffable, quintessence, rêve, inassouvi, diaphane

Challenge

Ecrire avec des mots choisis permet souvent une plus grande liberté dans la rédaction. C’est un plaisir pour celui qui lit et celui qui écrit car cette contrainte ouvre l’écriture vers des formes inusitées qui nous transportent. Cela peut être à la fois un jeu et une manière de se découvrir.

Articles précédents avec 10 mots

Lisez les articles précédents de poésie avec 10 mots.

Peinture : Le Tintoret, Pallas Athena drives away Mars, 1576
Google Arts and Culture
Biller Antik

Aquarelle crépusculaire

Aquarelle crépusculaire

Le soleil tombe 
Une teinte saumonée 
Des fils, des traits, des nappes de peinture
Crème, gris rose et rose orange 
sur fond bleu tendre. 

Une aquarelle si légère 
Peinte à la tombée du jour 
Par un artiste passionné 
Par les nuances 
Du crépuscule. 

Imperceptiblement,
L’orange et le saumon 
Changent en un instant
Impression rose tendre fugace 
Coloris devenu mauve. 

Une harmonie de couleurs
La réalité rejoint l’imagination 
Enchanteresse. 
Ravissement des sens et 
Fascination. 

La nuit peut tomber,
Sublimation des couleurs 
Jusqu’à l’heure des rêves. 
Grâce aux mines célestes 
D’un graveur de nuances. 

Emmanuelle de Dardel

Image : pxhere.com

Etincelle multicolore

Etincelle multicolore

Emmitouflée,
Et perdue au milieu des champs,
C’est là que je peux écrire.

La neige clairsemée
Forme une dentelle blanche
Sur les terres gelées.

La pleine lune,
Ronde comme un gâteau doré, 
Diffuse sa lumière.

Cette solitude, 
A la fois honnie et goûtée, 
Me remplit d’amour.

Au bord de la route, 
Au milieu de tout et rien,
Je retrouve le lien.

La brume est montée 
Par vagues légères et douces,
Par devant la lune.

La nuit tombe peu à peu,
Le ciel devient sombre,
Et pourtant protecteur.

Les champs alentour,
Prennent une teinte douce, 
Et presque irréelle.

Et le lac qu’on admire
Se colore alors d’un éclat inconnu
Une harmonie de blanc et d’or.

Une tour éclairée 
Loin à l’horizon fascinant
Me rappelle à moi.

Au cœur de ma peine,
J’ai trouvé l’étincelle multicolore,
Qui fait briller mon âme.

Emmanuelle de Dardel

Il pleut sans arrêt

Il pleut sans arrêt

Il pleut sans arrêt, j’entends les gouttes tomber,
Une à une, sur la vitre de ma chambre.

Il pleut sans arrêt, et j’aime ce bruit doux et incessant,
Des gouttes d’eau qui tombent sur la vitre de ma chambre.

Il pleut sans arrêt, la pluie chante pour moi,
Mon coeur s’en réjouit, mon âme est charmée.

Il pleut sans arrêt, des gouttes fortes et épaisses,
Comme de grosses larmes de géant blessé.

Il pleut sans arrêt, des gouttes calmes et tranquilles,
Qui dansent, en harmonie, sur la vitre de ma chambre.

Il pleut sans arrêt, parfois cela s’arrête une seconde,
Et cela reprend de plus belle, en un carillon sonore.

Il pleut sans arrêt, un orchestre de gouttes,
Les violons en exergue, les bois en réserve.

Il pleut sans arrêt, sur un rythme toujours différent,
Une musique captivante, pour qui veut bien l’entendre.

Il pleut sans arrêt, les gouttes ruissellent encore et encore,
Elles remplissent la terre d’une symphonie de couleurs.

Il pleut sans arrêt, et cela lave mon être,
De ses déceptions et de ses regrets.

Il pleut sans arrêt, il pleut dans ma tête,
Pourquoi ô pourquoi n’ai-je pas su voir l’évidence ?



© Emmanuelle de Dardel