Tout ce que j’écris en ce moment est impubliable. Trop personnel, trop intime, trop noir, trop déchirant, trop évident, trop… J’ai bien tenté de tout récrire de mille manières. Et c’est certain que j’y parviens, de temps à autre. Pourtant dans l’ensemble, plus j’avance, plus les textes deviennent impubliables, moins je parviens à les récrire. Ce sont des notes de mon inconscient, qui ne sont déjà plus inconscientes mais pas encore acceptables. Alors je les laisse dormir d’un œil, là dans mon cahier ou dans mon téléphone intelligent. Je ne les oublie pas, chaque texte est un nouveau fragment de mon nouveau moi. Je ne les oublie pas, je ne peux juste pas les publier. Je ne les oublie pas, ils sont indicibles mais présents. Comme des morceaux aléatoires d’étoiles au vent de la sagesse et de l’avenir.
moisson d’étoiles au crépuscule sombre et froid dans l’obscurité trop rapide à l’horizon de ton cœur dans tes yeux les astres crépitent aussi pour voir l’invisible quand tu ouvres ton regard
sous leur couverture de brume et de nuages les étoiles s’endorment doucement paisiblement comme de petits anges aux ailes diaphanes et aux âmes éthérées
récrire les mots maudits en mots tendres et lumineux pour reconstruire les âmes
récrire les mots dits en maux tendres et lumineux devenir étoile
récrire les maux dits mots tendresse et lumière devenir étoile
– Emmanuelle de Dardel
Trois versions différentes, imbriquées les unes dans les autres. Quel poème préférez-vous ?
Et après la publication de 100 articles dans l’anthologie de poésie féminine en ligne, avec Delphine Garcia @astres_lies, je fais une pause. Nous avons énormément travaillé pour créer une belle anthologie… et je dois maintenant me ressourcer, pour avoir du temps pour écrire ma propre poésie. Il n’en reste pas moins que c’est un travail considérable, entre la création du site, la recherche des textes et la gestion. J’espère que cela vous plaira. Nous reprendrons les publications dans quelques temps.
des pétales de lumière tendre se posent doucement sur l’eau délicatement ils bougent au rythme de l’onde et forment des dessins secrets dans ces vagues d’étoiles que seuls les cœurs sensibles lisent le soleil brasille deux fois depuis si longtemps que les peintres en ont fait un chef-d’œuvre sur le portrait de Renée Vivien
Merci Gilles, si ton ange est aussi inspiré, ça me va droit aux étoiles. Il reste encore bien des sourires…