Il meurt lentement

Il meurt lentement

Il meurt lentement
Celui qui ne voyage pas,
Celui qui ne lit pas,
Celui qui n’écoute pas de musique,
Celui qui ne sait pas trouver grâce à ses yeux.

Il meurt lentement
Celui qui détruit son amour-propre,
Celui qui ne se laisse jamais aider.

Il meurt lentement
Celui qui devient esclave de l’habitude
Refaisant tous les jours les mêmes chemins,
Celui qui ne change jamais de repère,
Ne se risque jamais à changer la couleur de ses vêtements
Ou qui ne parle jamais à un inconnu.

Il meurt lentement
Celui qui évite la passion
Et son tourbillon d’émotions
Celles qui redonnent la lumière dans les yeux
Et réparent les cœurs blessés.

Il meurt lentement
Celui qui ne change pas de cap
Lorsqu’il est malheureux
Au travail ou en amour,
Celui qui ne prend pas de risques
Pour réaliser ses rêves,
Celui qui, pas une seule fois dans sa vie,
N’a fui les conseils sensés.

Vis maintenant
Risque-toi aujourd’hui !
Agis tout de suite !
Ne te laisse pas mourir lentement !
Ne te prive pas d’être heureux !

Martha Meideros (Brésil, 1961-)

Peinture : Paul Cézanne (1839 – 1906), Nature morte aux pommes, The J. Paul Getty Museum

D’autres poésies d’auteur sur ce blog.

Il pleut sans arrêt

Il pleut sans arrêt

Il pleut sans arrêt, j’entends les gouttes tomber,
Une à une, sur la vitre de ma chambre.

Il pleut sans arrêt, et j’aime ce bruit doux et incessant,
Des gouttes d’eau qui tombent sur la vitre de ma chambre.

Il pleut sans arrêt, la pluie chante pour moi,
Mon coeur s’en réjouit, mon âme est charmée.

Il pleut sans arrêt, des gouttes fortes et épaisses,
Comme de grosses larmes de géant blessé.

Il pleut sans arrêt, des gouttes calmes et tranquilles,
Qui dansent, en harmonie, sur la vitre de ma chambre.

Il pleut sans arrêt, parfois cela s’arrête une seconde,
Et cela reprend de plus belle, en un carillon sonore.

Il pleut sans arrêt, un orchestre de gouttes,
Les violons en exergue, les bois en réserve.

Il pleut sans arrêt, sur un rythme toujours différent,
Une musique captivante, pour qui veut bien l’entendre.

Il pleut sans arrêt, les gouttes ruissellent encore et encore,
Elles remplissent la terre d’une symphonie de couleurs.

Il pleut sans arrêt, et cela lave mon être,
De ses déceptions et de ses regrets.

Il pleut sans arrêt, il pleut dans ma tête,
Pourquoi ô pourquoi n’ai-je pas su voir l’évidence ?



© Emmanuelle de Dardel