I.
La ville se dilue dans le brouillard,
Les habitants sont oppressés,
Ils sont tapis derrière leur porte,
Et attendent le printemps.

II.
Le brouillard recouvre la route,
Il est épais, dense et inamovible,
Il ressemble à un nuage impalpable,
Et enserre la végétation de sa toile blanche.

III.
Depuis des jours et des nuits,
La mer de nuage a envahi la vallée,
Le soleil darde ses rayons sur ce miroir blanchi,
Sans pourtant parvenir à l’atteindre.

Emmanuelle de Dardel

Image : pxhere.com

D’autres poésies naturelles.

Shares
Share This