Aquarelle crépusculaire

Aquarelle crépusculaire

Le soleil tombe 
Une teinte saumonée 
Des fils, des traits, des nappes de peinture
Crème, gris rose et rose orange 
sur fond bleu tendre. 

Une aquarelle si légère 
Peinte à la tombée du jour 
Par un artiste passionné 
Par les nuances 
Du crépuscule. 

Imperceptiblement,
L’orange et le saumon 
Changent en un instant
Impression rose tendre fugace 
Coloris devenu mauve. 

Une harmonie de couleurs
La réalité rejoint l’imagination 
Enchanteresse. 
Ravissement des sens et 
Fascination. 

La nuit peut tomber,
Sublimation des couleurs 
Jusqu’à l’heure des rêves. 
Grâce aux mines célestes 
D’un graveur de nuances. 

Emmanuelle de Dardel

Image : pxhere.com

Instantané d’hiver

Instantané d’hiver

La neige tombe,
calme et tranquille.
Les flocons roulent
Les uns après les autres
Et se suivent de plus en plus vite.
La rue respire un silence assourdissant
et retient son souffle lourd.

Chaque flocon s’anime
Et vient recouvrir les autres,
En produisant un son d’un autre monde,
qui gomme tous les autres.
Il est tôt,
Tous dorment encore,
Inconscients de cette musique d’ange.

Emmanuelle de Dardel

Lune dorée

Lune dorée

La nuit tombe lentement sur les montagnes blanchies, 
Le ciel est encore éclairé à l’ouest.
La lune, ronde et blanche, est déjà là,
Elle illumine les champs couverts de neige
Et se reflète dans le lac.

La brume monte, lentement, doucement.
Elle couvre la lune d’un fin voile déchiré et mouvant,
La rendant toute douce et bienveillante,
Comme pour mieux l’accompagner,
Durant son long voyage à travers l’immensité de l’espace.

Emmanuelle de Dardel

Rayon intrépide

Rayon intrépide

En quelques rayons,
Qui pénètrent par la fenêtre,
Ils réchauffent mon coeur.

La brume s’efface,
Laissant toute la place,
Au clair-soleil.

Un rayon intrépide,
Parvient en un instant,
A l’essence des choses.

Tout devient riant,
Des maisons en pierre,
Au ciel bleu azur.

La pesanteur s’éloigne,
Les rires reprennent,
Le printemps arrive.

Emmanuelle de Dardel

Il pleut sans arrêt

Il pleut sans arrêt

Il pleut sans arrêt, j’entends les gouttes tomber,
Une à une, sur la vitre de ma chambre.

Il pleut sans arrêt, et j’aime ce bruit doux et incessant,
Des gouttes d’eau qui tombent sur la vitre de ma chambre.

Il pleut sans arrêt, la pluie chante pour moi,
Mon coeur s’en réjouit, mon âme est charmée.

Il pleut sans arrêt, des gouttes fortes et épaisses,
Comme de grosses larmes de géant blessé.

Il pleut sans arrêt, des gouttes calmes et tranquilles,
Qui dansent, en harmonie, sur la vitre de ma chambre.

Il pleut sans arrêt, parfois cela s’arrête une seconde,
Et cela reprend de plus belle, en un carillon sonore.

Il pleut sans arrêt, un orchestre de gouttes,
Les violons en exergue, les bois en réserve.

Il pleut sans arrêt, sur un rythme toujours différent,
Une musique captivante, pour qui veut bien l’entendre.

Il pleut sans arrêt, les gouttes ruissellent encore et encore,
Elles remplissent la terre d’une symphonie de couleurs.

Il pleut sans arrêt, et cela lave mon être,
De ses déceptions et de ses regrets.

Il pleut sans arrêt, il pleut dans ma tête,
Pourquoi ô pourquoi n’ai-je pas su voir l’évidence ?



© Emmanuelle de Dardel

Soleil d’hiver

Soleil d’hiver

A peine présent, il se couche vite,
Pourtant c’est bien de ce moment ultime,
Que vient l’inspiration la plus exquise,
Lorsqu’il colore tout notre Univers
D’une légère teinte mordorée.

C’est alors que tout s’arrête à l’instant,
Portant une carnation chatoyante,
La ville se farde d’une lumière
Aussi belle, que pure et délicate,
Propre à enchanter nos sens en éveil.

Comme une enveloppe tendre et suave,
Ce scintillement transporte les âmes
Qui saisissent chaque couleur céleste
Et les peignent avec délicatesse
Dans le tableau subtil de l’infini.



© Emmanuelle de Dardel