Frisson

Temps de lecture : 1 minute

Dans l’amplitude de ton âme,
Mon coeur s’abandonne
Comme un papillon,
Et reprend son souffle.
Peu à peu, chacune de mes cellules,
Laisse tomber ses barrières, se renforce,
Accepte douleurs et échecs
Et grandit dans l’équilibre.
L’échange sans mots,
Et avec lui, tous les possibles sont là,
La joie des instants, le bien-être délicat,
La lumière de tes yeux.

Emmanuelle de Dardel

Mélancolie chérie 

Temps de lecture : 1 minute

Il est temps de prendre la plume, 
Quand ce sentiment bizarre,
Cette mélancolie à la fois suave et insupportable, 
Monte par vagues irrésistibles.

Il n’est plus possible de l’ignorer aujourd’hui,
Cette peine si longtemps évitée. 
La douleur et la souffrance sont devenues tyranniques, 
Ordonnant sans relâche : « Hurle ! Vite ! ».

Emmanuelle de Dardel

Dis-moi ces mots

Temps de lecture : 1 minute

Dis-moi ces mots, ceux que j’entends, dans mon sommeil,
Chuchote-les, avec ardeur, dans mon oreille,
Fais-les valser, passionnément, très haut dans l’air,
Imprime-les, en couleurs tendres, dans l’Univers.

Dis-moi ces mots, que je devine, depuis longtemps,
Révèle-moi, avec ferveur, tes sentiments,
Les torturés, les effrontés, les plus cachés,
Ceux que jamais, dans tes désirs, tu n’as montrés.

Dis-moi ces mots, que tu écris, chaque soirée,
Dans ton carnet, recueil secret, inaltéré,
Chaque non-dit, insaisissable, impénétrable,
Dont tu n’as pas conscience, pourtant inoubliable.

Dis-moi ces mots, tellement beaux, qui te font peur,
Ces mots sacrés, que l’on ne dit, qu’à l’âme soeur,
Chants fragiles et ténus, indicibles émois,
Paroles qui demeurent au plus profond de toi.



© Emmanuelle de Dardel

J’infuse lentement – écriture contrainte

Temps de lecture : 1 minuteUn poème publié chez les oulimots.

Ecriture contrainte avec 10 mots : résolutions, bois, sucré, parallèle, cerisier, suave, délice, indigo, infuser

J’infuse lentement

J’infuse lentement pour devenir délice pur
Le cerisier m’offre ses fleurs suaves
Le bois d’à côté perd ses notes avides
Et ses camaïeux printaniers prennent une teinte indigo.

Lorsque le soir tombe au coeur de mon monde parallèle
Quel délice d’admirer ainsi la vie secrète des végétaux
Ils ont cet aspect grandi des rêves primordiaux de l’enfance
Là où les résolutions prennent vie, pour le meilleur et pour le pire.

© Emmanuelle de Dardel

La page blanche

Temps de lecture : 1 minute

A mon enseignante au collège


L’angoisse noire de la page blanche,
Le pire cauchemar de l’écrivain

Généreuse quand on est volontaire,
Elle s’efface à peine a-t-on lâché.

On a tous expérimenté un jour,
L’écriture sur le conseil d’un autre.

Il suffirait d’ailleurs, selon cet autre,
D’écrire sur la feuille devant soi.



Forcer la plume n’a que peu de sens,
Puisqu’en retour le trait s’éteint en douce.

C’est alors que la chance me sourit
Et vient à nous grâce aux yeux rieurs verts

De la plus inoubliable enseignante
A la fois si réservée et ouverte

Par son seul regard, elle a su transmettre
Des éléments qui me marquent à jamais.

© Emmanuelle de Dardel