blog de poésie

insomnie

le silence 
la nuit
les bruits étouffés
le silence des pensées
la nuit étoilée
les bruits d'avant
le silence des amitiés fanées
la nuit aux mille étoiles invincibles
les bruits d'un cœur qui bat malgré les crimes
le silence est un chemin vers un soi plus vrai un monde plus juste
la nuit œuvre le monde des choses cachées des tabous des dénis de l'inconscient
les bruits que l'on refuse résonnent dans les étoiles et les astres semblent suspendus par cette musique d'ange
le silence est un autre langage
la nuit est une autre journée
les bruits sont des rêves brisés
le silence apaise
la nuit réenchante
les bruits deviennent des amis
insomnie

- Emmanuelle de Dardel

tendresse d’été

au pied des grands arbres 
nichée comme un oiseau
les fourmis et les insectes au bord
regarder le ciel bleu tendresse d'été
et tenter de déchiffrer les signes
impénétrables et illisibles

elle le sait bien pourtant
les femmes les hommes ne se
comprennent pas eux-mêmes

- Emmanuelle de Dardel

arpèges

dans la lumière des jours vains 
la solitude joue des arpèges
sur le clavier de mon cœur
comme un enfant
sans fin sans retenue
et tout ce que vous refusez
l'impossible s'éclaire en naufrage
alors je rallume parfois une étoile perdue
sur un nuage abandonné

- Emmanuelle de Dardel

sans parler

sur le fil 

à corps tendu

c'est ainsi qu'elle se déplace

entre deux mondes

sur la crête

les nuages chuchotent

cette langue spéciale des âmes

qui se reconnaissent

sans parler


- Emmanuelle de Dardel
Et vous pouvez maintenant lire ce blog de poésie sur lesamesdabord.ch. Mon mantra personnel est aussi devenu mon adresse Internet. 

l’âme

l'ami 
l'amie
l'amitié
l'amour

mais qui sait
ce que l'âme
est vraiment

- Emmanuelle de Dardel

partition

chaque printemps 
les oiseaux réapprennent à chanter
au sommet des grands arbres du temps
ils déroulent leurs trilles dans le ciel
tout près des nuages tout près des enfants
il ne reste plus qu'à les écouter
l'homme sait-il encore s'oublier pour entendre le chant du monde

- Emmanuelle de Dardel

Repost de l’an passé !

vertige

le vertige des vestiges 
les jours grandissent enfin
comme s'il n'y avait plus de peurs
tout est déjà écrit
tout se sait
l'évidence
le temps danse
une danse sans fin

- Emmanuelle de Dardel

engouement

dans l'engouement

et le vertige

c'est ainsi qu'il faut vivre

pleinement

avec enthousiasme et

ardeur

sans pourtant rien attendre

en retour

comme un feu intérieur

perpétuel

le soleil des jours de pluie

le soleil qui brille

jusqu'au bout des doigts

- Emmanuelle de Dardel

laisse-moi

laisse-moi m'envoler 
si tu ne veux pas de moi
si tu ne veux que m'enfermer
me contrôler me diriger

laisse-moi m'envoler
ma liberté n'a pas de prix
ma liberté n'est pas à toi
la liberté a des ailes pour s'échapper

laisse-moi m'envoler
jamais tu ne me diras
ce que je dois faire
ce que je dois taire

laisse-moi m'envoler
je suis un oiseau
je ne sais que voler
et chanter le matin

laisse-moi m'envoler
je ne t'appartiens pas
je ne suis à personne
je suis mon chemin

laisse-moi m'envoler
et ainsi seulement
tu pourras m'aimer
quand je serai libre
de t'aimer

- Emmanuelle de Dardel

résonance 6

Porter 
  les bijoux
     de bonheur
        à nos lèvres

boire à la coupe
de toutes les pensées ancestrales
          qui élèvent
        qui défigent

porter nos enfants-mots
        en étendard

Delphine Garcia

*

le grand vertige 
du temps et des mots
de l'aube naissante
à la nuit infinie
qui adoucissent et qui plient
les âmes qui résistent
face à celles qui acceptent

le savoir libère
la liberté est phénix
et la décision est un dragon
à apprivoiser pour grandir 

Emmanuelle de Dardel

à propos

auto-portrait dans la lumière dorée d’un soir d’été, © Emmanuelle de Dardel

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