blog de poésie
invisible
tou.tes ces voleur.euses
de lumière
qui s'agitent
ne savent-iels pas
qu'il est inutile
de subtiliser l'invisible
cette lumière ne subsiste
qu'avec son âme propre
- Emmanuelle de Dardel
une hydre
dans l'effervescence
l'efflorescence
des impromptus
de l’été perpétuel
se réjouir
ouvrir la joie
partir en rendez-vous
avec le hasard
recoller ses rêves
d'enfance et de vie
défier le présent
accepter le temps
choisir sa tribu
de gent.es aux mains tendres
sans retenue
sans peurs
et choisir son camp
entre amour et pouvoir
entre respect et argent
la vie est une hydre
à apprivoiser
- Emmanuelle de Dardel
à venir
avec des poèmes
forger le ciel
ses nuages ses étoiles
pour des lendemains
plus purs plus vrais
plus authentiques
plus féminins
plus universels
- Emmanuelle de Dardel
aphorismes poétiques
on ne peut bien discuter qu'avec celleux qui sont conscients de leurs peurs, qui peuvent les mettre à nu, sans se sentir défait.es ou jugé.es.
les relations qui tournent à la haine ou à l'indifférence n'ont jamais été de l'amour. les ennemis se révèlent quand ils ont obtenu ce qu'ielles convoitaient.
chacun de mes poèmes est une porte à ouvrir, une main tendue, un mantra ou un soutien invisible. cela vaut pour tout.es comme pour moi.
l'écriture poétique a deux fonctions principales : l'esthétique pure ou la transformation intérieure. choisissez votre voie ou votre voix.
- Emmanuelle de Dardel
soi-sourire
sourire encore plus fort
et traverser les murs de flammes
les murs de nuages
respirer simplement
dire son âme
et danser le jour danser la nuit
au son des étoiles
- Emmanuelle de Dardel
immortel
dans l'enchantement
d'un été perpétuel
iels chantent
comme si le temps n'existe plus
la vie leur appartient
- Emmanuelle de Dardel
fleur du désert
tempête des mots
avalanche d'écriture
creuser l'inconscient
sans excuses
pour voir les âmes
sous leur vrai jour
la poésie fait merveille
- Emmanuelle de Dardel
Bijou-concert, Blaise Cendrars
Non
Jamais plus
Je ne foutrai les pieds dans un beuglant colonial
Je voudrais être ce pauvre nègre je voudrais être ce pauvre nègre qui reste à la porte
Car les belles négresses seraient mes sœurs
Et non pas
Et non pas
Ces sales vaches françaises espagnoles serbes allemandes qui meublent les loisirs des fonctionnaires cafardeux en mal d'un Paris de garnison et qui ne savent comment tuer le temps
Je voudrais être ce pauvre nègre et tuer le temps
Blaise Cendrars, Du monde entier au cœur du monde, Poésies complètes, Poésie/Gallimard, 2006, p.208
C’est le poème qui suit Les boubous, j’ai longtemps hésité à le poster, et puis à quoi bon se taire encore. Il était un de mes auteurs préférés jusqu’à présent. Il était…
l’amour révolte
l'amour s'évapore et s'évanouit
pourtant il ne meurt
jamais tout à fait
il vit dans les cœurs
à moins que ce ne soit dans les âmes
il vit et danse dans les cœurs
pour toujours et à jamais
on n'efface pas l'amour
on le gomme
mais il vit ailleurs
c'est pour cela qu'on ne badine pas
avec l'amour
- Emmanuelle de Dardel
à tue-tête
l'oiseau chante à tue-tête
il aimerait qu'on l'écoute
plus il chante plus on trouve son chant émouvant et beau moins il se sent compris
alors il chante et chante encore tôt le matin encore toute la journée
il fait des trilles des arabesques des pas de chats des attitudes des pas de bourrée des cabrioles
il chante chante chante sans fin
sur tous les tons
mais on ne le comprend pas
il espère pourtant toujours être compris
jusqu'au jour où il réalise
c'est une invitation à changer lui-même
ou à changer d'entourage
- Emmanuelle de Dardel
