Les herbes folles ont poussé en tout sens
D’ombelles blanches en arbuste aux feuilles tendres
Des insectes vagabondent en liberté 

 

Parfois quelques points de couleur attirent le regard 
Boutons d’or, oeillets rose vifs, oseille sauvage et serpolet 
S’élancent au ciel, depuis le labyrinthe des brins d’herbe

 

Le monde entier a disparu au coeur de cette végétation luxuriante
Qui reprend ses droits dès que le manteau de l’hiver s’évapore
La trace de l’homme est insaisissable, ailleurs

 

Emmanuelle de Dardel

 

Peinture : Henri Rousseau, La jungle équatoriale, 1909 (libre de droits)

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